ALFRED, Exposition et Signature du livre le 23 OCTOBRE 2018

Synopsis

Août 1968. Je suis en vacances en Allemagne où je vais à l’école. J’ai dix-sept ans. Dans la cour de récréation je rencontre Ritha, qui va m’introduire dans le monde d’Alfred, son père, modeste imprimeur à Bonn, alors capitale de l’Allemagne de l’Ouest. Les vacances terminées, je n’ai qu’une envie : retrouver Ritha et l’univers désirable des rotatives de son père, qui occupent une partie de leur appartement. Mon départ a tout d’une fugue. Je suis à la dérive. Alfred me recueille et me donne du travail dans son imprimerie. Pendant que je relie les feuillets qu’il imprime, il prononce des phrases en français. Je comprends qu’à la fin de la seconde guerre mondiale il a été prisonnier en Bretagne. Alfred garde de sa captivité un souvenir emprunt de nostalgie, qu’il me restitue par bribes, parfois incompréhensibles. Je suis étonnée, car on n’a pas coutume à cette époque de regarder en arrière, l’Allemagne de l’Ouest est bien trop occupée à défendre sa place dans le bloc occidental qui ne lui demande pas de comptes. Sa préoccupation majeure se situe à l’Est, et non dans le passé. « Alfred » est l’histoire d’un homme simple et sensible, en décalage avec son époque. L’histoire d’une recherche qui aura duré toute sa vie, celle du moulin en Bretagne où son travail avait consisté à «ramasser les pommes ». Dans son récit, le fruit prend une dimension érotique. A ma manière, celle d’une « collectionneuse » de bribes d’existence, je reconstruis l’histoire d’Alfred, de cet homme rare parce que généreux, dans un monde où la générosité est une valeur dépréciée. Je la raconte en mots – rendant compte par épisodes d’une réalité forcément subjective – voilà pour le livre, comme je le fais de manière picturale, partant cette fois d’un texte qui devient, physiquement, matériau à peindre : voilà pour la peinture. Les toiles du cycle « Alfred » Des extraits du manuscrit servent de base à mon iconographie. Comment rendre compte de choses infimes autrement qu’on les représentant par petites touches ? Les mots isolés par le hasard des dessins qui les recouvrent n’ont d’autre but que d’ouvrir des lucarnes sur les pépites de l’existence. Christine Robion – Paris le 5 septembre 2018

23- 28 août ALLIANCE FRANÇAISE artiste en résidence à Chittagong (BANGLADESH) _

ATELIER 23 - 28 août 2016 à l’Alliance Française de Chittagong, suivi d’une exposition

Chotan m’a donné envie de connaître le Bangladesh, ce pays né en 1971 qui s’est fédéré et construit autour de sa langue, le Bengali. Quand j’ai contacté l’Alliance Française de Chittagong, la ville dont Chotan est originaire, pour parler de mon travail, j’ai été très bien accueillie par son directeur, Raphaël JAEGER. Petit à petit nous avons eu l’idée, ensemble, de monter un atelier autour de l’exposition sur le thème du livre : dans la recherche de la vie rêvée, le rêve de chacun peut-il s’exporter ? Tout individu responsable est-il en mesure d’accueillir un autre sur son petit nuage (rêve) ? En admettant que l’accession au nuage (rêve, désir) soit possible, ces deux êtres, celui d’ici, et celui de là-bas, peuvent-ils se comprendre ?

From the 23 nd to the 28 th of August, I will take up residence in a studio at Alliance Française.

Meeting Chotan made me want to get to know Bangladesh, this country born in 1971, which built and federated itself around his language, Bengali. When I contacted Alliance Française in Chittagong, the city of Chotan’s birth, to speak about my work, I was warmly welcomed by the director, Raphael Jaeger. Little by little we had the idea to put together a workshop around the theme of the book : in search of the dream life, the dream of each émigré ? Is a responsible individual in some sense able to welcome another onto his little cloud (dream)? Admitting that this accession to the cloud (dream, desire) were possible, can these two beings, one from here and one from there, understand one another?